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06 Déc

Terre des pharaons

Posted in Mes infos on 06.12.14 by Merlyn

Le pharaon Chéops (Jack Hawkins) demande à l’architecte Vashtar (James Robertson-Justice) de lui construire un tombeau inviolable. En échange, il lui promet la liberté pour lui et son peuple. Vashtar commence ainsi la construction de la grande pyramide, qui dure de longues années. Devenu presque aveugle, Vashtar dirige les travaux par l’intermédiaire d’un assistant. Pendant ce temps, Chéops a répudié sa femme parce qu’il s’est épris de la princesse Nellifer (Joan Collins), mais celle-ci, poussée par sa cupidité, fait assassiner la femme de Chéops, puis le pharaon lui-même. Mais le secret de la pyramide, imaginé par Vashtar, servira de vengeance, posthume au pharaon Chéops. Ces aventures antiques sont un peu la réponse de Howard Hawks à Cecil B. de Mille. Au lieu de la lourdeur pompeuse et sulpicienne des «Dix commandement », c’est une véritable tragédie qui se joue dans «Terre des pharaons», écrite avec le collaboration de William Faulkner lui-même. Hawks a voulu reconstituer l’Égypte des pharaons d’une manière quasi-documentaire : tout ce qui concerne la construction des pyramides est ainsi d’une précision étonnante dans l’authenticité. Le comédien britannique Jack Hawkins est très convaincant en Chéops. Quant à Joan Collins, presque trente ans avant «Dynasty», elle compose un rôle de garce sublime qui lui va à merveille.

Rive droite, rive gaucheRive droite, rive gauche

Un film «capitale» et très géographique… Rive droite, habite Paul, avocat d’affaires, de renom, qui a mis ses idéaux de jeunesse dans sa poche avec son mouchoir par dessus, pour ne goûter que les satisfactions de la réussite. Paul défend un certain «président», homme d’affaires dont l’honnêteté n’est pas la qualité première… Rive gauche, vit Sarah, seule avec son petit garçon. Pour le moment, elle est «relations publiques». Mais sa franchise trop directe et son refus des compromissions lui font souvent claquer la porte. Apparemment, rien ne pouvait réunir Sarah et Paul… si ce n’est une boucle d’oreille égarée et l’amour. Par amour, Paul va se remettre en cause, dénoncer les compromissions et devenir un homme traqué. Par amour, Sarah va lutter à ses côtés… Philippe Labro organise son film à la fois comme une comédie sentimentale et comme un thriller. Il filme l’un et l’autre «à l’américaine». Et il photographie aussi Paris «à l’américaine», ne reculant devant aucune beauté carte-postale, ni aucun lieu trop clinquant. Et il nous fait redécouvrir une évidence un peu oubliée : Paris est sûrement une des (la ?) plus belle(s) ville(s) du monde. L’histoire qu’il nous raconte est parfois un peu «cucul-bons sentiments» et sa dénonciation politique est (hélas !) beaucoup plus évidente que dans la réalité. Mais il y a les acteurs. Baye et Depardieu qui forment un beau couple, puissant et doté d’un charme certain. Mais il y a surtout Carole Bouquet de plus en plus belle… trop belle, peut-être, pour qu’on ait pris la peine de remarquer que c’est aussi un joli tempérament dramatique. Dans le rôle «cliché» de la grande bourgeoise légitime trompée et qui a peur de perdre ses privilèges, elle est fascinante de justesse et de sensibilité !

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