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27 Jan

Lolita du Top 50

Posted in Mes infos on 27.01.14 by Merlyn

Vanessa ParadisJeune, belle, sexy et talentueuse, la Lolita du Top 50 épate aujourd’hui nos petits écrans avec « Noce blanche» (Zeed Production). Vanessa Paradis supporte toutes les pressions, même celles qui provoquent la comparaison avec B.B. en personne. Si V.P. était tout simplement la star française des années 90? A suivre de très très près…
Les haineux de base y perdent leur latin. La nouvelle bombe sensuelle de ce début de décennie, fait éclater leurs neurones de lobotomisés. Vanessa Paradis les ennuie, pour ne pas dire plus. Lorsque la donzelle-caramel sussurait ses romances estampillées Top 50, il y en avait un bon paquet qui hurlait de dépit. «La chanson française fout le camp, ma bonne dame!» Et la lycéenne d’encaisser sans broncher les attaques en bloc et de poursuivre son bonhomme de chemin vers la gloire. Cinq chansons, cinq tubes et les langues de vipères «show-biziennes» acceptent enfin de lui lâcher ses adorables petites baskets. C’est le bon moment pour la Lolita de balancer son pain de TNT dans les yeux ébahis des égratigneurs de luxe et des polémiqueurs de cocktails : «Noce blanche». Unanime, la critique lui tisse des lauriers de fleurs sans vergogne, applaudissant à deux mains et deux pieds la performance de la Vanessa. On peut penser que le César A dix-sept piges, sa maturité est déjà grande même si elle ne veut pas parler d’avenir. du meilleur espoir féminin et le Prix Romy Schneider font comprendre aux professionnels du disque qu’il serait peut-être de bon ton de reconnaître son talent et de lui offrir une Victoire de la musique.

Vanessa ParadisC’est chose faite. Nos haineux de base ne savent plus trop quoi faire : retourner leur large veston blindé ou continuer à démolir la star en herbe au risque d’être ridicules. Les plus malins choisissent une troisième voie : pas de mea culpa mais «vous savez, c’est tellement difficile de dire qu’elle nous horripile toujours que bon bah beuh…» Bref, quand il se pointe une artiste de cette trempe, il vaut mieux tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de cracher son venin. Si la comparaison avec Bardot fait son chemin, c’est qu’au-delà des comparaisons chères aux médias, il y a des similitudes qui ne trompent pas. Bien sûr, on est encore loin du véritable phénomène de société qu’était la B.B. au faîte de sa gloire mais la petite bougresse a déjà marqué quelques bons points. L’époque n’est pas la même et Vanessa Paradis le sait, elle qui a pour idole la star des stars : Marilyn Monroe. A dix-sept piges, sa maturité professionnelle et personnelle est déjà grande. Quand on se fait insulter dans la rue parce qu’on représente un pulpeux danger (ça vous rappelle quelqu’un?), que les médias vous portent aux nues après vous avoir souvent cantonnée dans le rôle de la «minette-varié-tés», il faut avoir un bon brin de génie pour faire un film avec Brisseau et mettre dans sa fouille Gains-barre himself. Les larmes versées lors de ces redoutables cérémonies que sont les Césars et les Victoires de la musique ne sont alors que la marque d’une sensibilité plus que jamais intacte. Car la blondinette a un cœur gros comme ça et ne tient pas trop à ce qu’on vienne y fourrer son nez. Son histoire d’amour avec Florent Pagny ne fait pas la «une» des journaux et l’on ne prévoit pas un grand mariage à Saint-Tropez dans les mois qui viennent. Savoir protéger sa vie privée fait partie des paramètres de la star d’aujourd’hui. Isabelle Adjani, qui a connu comme Vanessa des débuts cinématographiques tonitruants, sait cela depuis des lustres. Reste la dimension sensuelle et sexuelle qui est souvent à la base d’un phénomène. Vanessa alterne avec bonheur les fringues branchées style jean déchiré et les robes de femme fatale qui mettent en valeur sa silhouette de Lolita de poche, de femme-enfant dévastatrice.

C’est en grande partie ce qui fait craquer l’homme mûr que joue Bruno Cremer dans «Noce blanche». Ce parfait petit corps nu que Vanessa livre pour la première fois (et la dernière fois, c’est elle qui le dit) à l’œil fouineur de la caméra ajoute à la dimension des fantasmes que suscite ce petit coin de Paradis. Plus fugace que la flamboyante démonstration d’érotisme provoquée par Adjani dans «L’été meurtrier», cette révélation est déjà en bonne place dans la légende de la jeune actrice. On se met à rêver d’une nouvelle coopération entre la belle et la «bête» (le génial Gainsbourg) dans un «Je t’aime moi non plus» teinté de «Lemon incest». version 90.

Vanessa ParadisMais Vanessa Paradis a toutes les chances de choisir une autre voie, alternant avec succès la chanson et le cinéma. Ce n’est pas une mince affaire dans notre pays qui a trop souvent catalogué les artistes dans des genres précis. Cette mentalité est en train de changer un peu. Quels choix fera désormais l’adorable créature, sûre d’un talent qu’il faudra pourtant remettre très souvent en question pour faire une grande carrière? Se soucie-t-elle d’ailleurs de faire carrière? Ces deux questions sont au centre d’un avenir que l’on subodore pour le moment tout rose. Le chemin parcouru entre •«Joe le taxi» et «Tandem » incite à le croire. L’exceptionnelle prestation de la donzelle dans «Noce blanche» le laisse présager. L’intelligence est le maître-mot de ce parcours sans faute où l’entourage a su discrètement s’adapter à la personnalité de la «gamine». Car elle a débuté sa carrière en mai 1981 en se souciant peu d’une élection qui a pourtant modifié le paysage politique français. Vanessa était l’une des participantes de la désormais ancestrale émission «L’école des fans».

Vanessa ParadisA huit ans, elle adorait la chanson de Philippe Chatel, «Emilie jolie», et l’a interprétée devant un auditoire qui aujourd’hui ne s’en souvient même pas. Anecdote. L’enfant-chanteur se révèlera six ans plus tard avec déjà un côté « lolycéenne séductrice » hors-normes. Car il y a le charme, cet attribut mystérieux et impalpable qui transforme les êtres, et les artistes en particulier, en vedettes ou pas. De ce côté-là, Vanessa à eu sa part, laissant les esthètes lui reprocher sa petite taille, ses yeux rapprochés et son absence de bouche (ah bon). Il ne nous reste plus qu’à prendre rendez-vous avec elle dans une dizaine d’années pour savoir si la comparaison avec ses devancières tiendra encore la route. En attendant, effectuons ensemble un retour en arrière sélectif sur la Paradis depuis 1987 à travers ses déclarations et les commentaires des organes de presse. Passionnant…

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