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11 mai

L’habilleur

Posted in Mes infos on 11.05.15 by Merlyn

En Angleterre, pendant la Seconde Guerre mondiale, une troupe d’acteurs shakespeariens continue de jouer chaque soir, pour un public passionné. Ce soir, tandis que pleuvent les bombes de la Luftwaffe, la 227• représentation du «Roi Lear» doit commencer. Le directeur et principal acteur de la troupe, que tout le monde appelle «L_habilleurSir» (Albert Finney) est frappé d’un malaise. Pourra-t-il monter sur scène ? Son habilleur, Norman (Tom Courtenay) indispensable serviteur-souffre-douleur et, en même temps, confident et seul homme de confiance de ce vieux cabotin tyrannique et mégalomane, le seul qui connaisse sa face cachée, entreprend de la cajoler, de l’encourager, de le sermonner, jusqu’à ce qu’il surmonte sa maladie et soit prêt à monter sur les planches, pour la dernière fois peut-être. Imperceptiblement, tout en jouant avec lui un jeu ambigu et capricieux, Norman métamorphose ce vieillard épuisé en monarque tragique… Albert Finney et Tom Courtenay, les deux meilleurs acteurs de cette génération britannique qui débuta au commencement des années 60, nous offrent ici un two-men-show époustouflant, avec des dialogues de théâtre comme seuls les Anglais savent en écrire. On explore les rapports emberlificotés des deux hommes, savant cocktail de mépris, d’attirance et de rancœur accumulée… En toile de fond de cette double performance, un documentaire étonnant sur cette tradition shakespearienne obstinée qui fait la servitude et la grandeur du théâtre d’outre-manche.

Le matelot 512Le matelot 512

Au début du siècle, un jeune matelot marseillais vient d’abandonner ses études pour s’engager dans la marine. Il devient l’ordonnance d’un capitaine qui a une très jolie femme… Toute sa vie en sera changée. Le jeune homme s’appelle Emile Guinde. Soixante-dix ans plus tard, il a retranscrit son histoire sur un cahier d’écolier et l’a envoyée au Centre méditerranéen de la création cinématographique. René Allio a lu ce récit naïf et mélodramatique, il y a trouvé les accents d’une véritable littérature populaire et a décidé de porter à l’écran l’histoire de Max, alias Emile, autrement dit 512. La villa ensoleillée du commandant, le cabaret à matelots, le pont d’un navire de guerre, le Sahara mythique et l’église transformée en hôpital, pendant la guerre 14-18, sont les décors de cette aventure mélodramatique qui ressuscite le charme des romans de gare et du cinéma français des années 30 : héroïsme, trahison, chantage, meurtre, évasion, et bien sûr dévorante passion entre notre beau matelot et la dangereuse commandante.

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