iGreen Houston

Un ecolo à Houston

14 Mai

La vie et rien d’autre

Posted in Mes infos on 14.05.14 by Merlyn

La vie et rien d'autre  Le sujet est fort : les ruines de la guerre, la récupération de la tragédie par le pouvoir politique, la blessure qui ne se referme pas sur toute une génération de mutilés ou de veuves… L’action se déroule en 1920. Un commandant dirige un bureau de recherche et d’identification des disparus. Une jeune veuve, grande bourgeoise, surgit. Leurs rapports vont être explosifs, passionnés et complices. Autour d’eux, d’autres personnages gravitent… comme ce militaire chargé de trouver un soldat inconnu pour le mettre sous l’Arc de Triomphe ou cette jeune fille à la recherche de son fiancé.
Tavernier, dans un style lyrique et emphatique qui n’est pas sans rappeler celui du « Juge et l’assassin », construit une fresque à la fois spectaculaire et intimiste, car faisant la place première aux personnages et à leurs conflits psychologiques. Mais Tavernier n’hésite pas à souligner les choses par d’alambiqués mouvements de caméra (comme tous ceux qui montrent le tunnel où a été enfoui un train sanitaire) ou par des dialogues trop redondants et trop explicites. On a l’impression que Tavernier, conscient d’avoir un sujet grave, pêche un peu par solennité. Mais son travail de cinéaste est impressionnant. Et Noiret, dans un personnage à la fois ganache et fragile, forme un couple séduisant avec une Sabine Azema qui donne à son personnage une dimension à la fois frivole et tragique. Une tentative ambitieuse pour le cinéma français !

Noce Blanche

Jean-Claude BrisseauOn l’attendait au tournant, la petite Paradis. Ce ne serait pas la première fois qu’une nymphette du Top 50 se lance dans le cinéma pour s’effondrer dans le ridicule. Tout était prêt pour la curée. Pourtant, le nom du metteur en scène devait mettre la puce à l’oreille des grincheux. Jean-Claude Brisseau s’était fait remarquer avec » De bruit et de fureur ». Il aime les sujets difficiles, style conflits adultes-ados. Ici, son acteur-fétiche (Bruno» Viril «Cramer), prof de philo à Saint-Etienne, tombe amoureux fou d’une gamine : Mathilde, dix-sept ans, marginale originale. Vanessa, c’est elle. D’emblée, elle crève l’écran. Non seulement la minette est canon il faut la voir, nue, dans le feu de la passion, caressée par la caméra de Bris-seau. Mais quel caractère, quel jeu fin, nuancé, maîtrisé ! Une actrice. Elle s’épanouit, pour notre plaisir, dans ce rôle de femme-enfant, au cœur d’une tragédie de la passion. Mathilde est une ado hors du commun : composée de révolte, d’intelligence aiguë et de sensibilité écorchée. On comprend qu’elle fasse tourner la tête au massif Cremer.

No Comments »