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14 Mar

Joyeux fantômes

Posted in Mes infos on 14.03.15 by Merlyn

Joyeux fantômes«Ne les chassez pas… Ils vous feront mourir de rire !» annonce la jaquette dont l’illustration, un fantôme rigolard, rappelle furieusement l’affiche d’un film récent dont j’ai le nom sur le bout de la langue… L’éditeur a eu l’idée astucieuse de sortir cette comédie italienne de derrière ses fagots. Sorti en France en 1965, «Les joyeux fantômes» n’a pas laissé un souvenir impérissable (il est vrai que le rire transalpin n’était pas encore à la mode), mais on a l’agréable surprise d’y découvrir une distribution plaisante : Gassman, Mastroianni, mais aussi Sandra Milo et Belinda Lee, opulentes pin – up des sixties… Un vieux palais romain, quasiment en ruines, est hanté par quatre fantômes : un chevalier, un moine rondouillard, une ravissante idiote et un gamin. Ces farfelus se mêlent volontiers à la vie de leurs descendants, lorsque des revers de fortune obligent ceux-ci à vendre la demeure ancestrale. Le problème du logement est dramatique pour les fantômes. Heureusement, la solidarité existe aussi chez les habitants de l’au-delà… On retrouve dans ce gentil film de Pietrangeli les qualités du cinéma italien populaire que nous aimons : peinture pittoresque d’un petit peuple aux silhouettes savoureusement croquées par des acteurs de second plan autour des vedettes dont la drôlerie ne tombe jamais dans la caricature grossière… Les couleurs lumineuses des fantômes blancs, bleus ou argentés apportent à l’ensemble une note de poésie.

Outsiders

OutsidersA la fin des années 50, dans une petite ville de l’Oklahoma, trois frères vivent seuls dans une maison délabrée. Ils s’ennuient. Pas d’études, pas de travail. Seul intérêt de leur existence : les amis. Avec eux, ils forment la bande des Greasers (à cause de leurs cheveux gominés, façon Travolta). Ils ne sortent pas de leur quartier, et jamais en solitaire. Pour la bonne raison qu’ils sont sans cesse harcelés par une bande rivale, les Socs, bien fatigués, riches petits bourgeois, avec super bagnoles. Un soir, la bagarre entre les bandes tourne mal. L’un des adolescents est tué… Coppola, habitué aux superproductions(«Apocalypse now»), s’attaque avec «Outsiders» à un film au budget réduit, et revient à un cinéma plus intimiste. Il nous montre les teenagers américains à l’époque de «La fureur de vivre». Innocence, insouciance du lendemain, soif d’amitié et d’amour, violence déjà, sont les thèmes de réflexion du metteur en scène. Des images de toute beauté, une musique rock (on entend les Them avec leur tube «Gloria»), mais aussi funky (avec Stevie Wonder), accompagnent une histoire simple, mais passionnante jusqu’au bout. Coppola est, il est vrai, lui aussi un outsider.

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