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24 Mai

Haute sécurité et Cinéma paradiso

Posted in Mes infos on 24.05.14 by Merlyn

Stallone Stallone en a, paraît-il, marre des héros « bigger than life », des personnages surhumains. C’est pour cela que, dans « Haute sécurité », il joue les prisonniers au cœur tendre. Mais, lorsqu’on le titille trop, le pacifique Sylvester redevient vite Rocky/Rambo. Stallone est Frank Leone… pas Superman, mais un homme ordinaire subissant les agressions et les humiliations de son gardien chef et se battant pour sa vie. Pour confirmer cette nouvelle volonté de faire dans l’être humain simple et sensible, Stallone s’offre même quelques bonnes scènes de badinage amoureux ou de discussion amicalement virile, avec des longs dialogues, pour montrer qu’il est encore capable d’exprimer autre chose que des onomatopées. Stallone joue un prisonnier modèle, qui termine ses six derniers mois d’incarcération dans une prison modèle. Mais, une nuit, il est transféré dans un autre établissement où l’attend un gardien chef, qui lui en veut à mort et est bien décidé à transformer cette fin d’incarcération en enfer. Stallone/Leone perd toute sérénité et se remet aussitôt à aboyer et à se frapper ses petits pectoraux. Il faut dire que ce garde-chiourme donnerait des envies de lynchage à sœur Thé-résa ! Stallone possède un sens incroyable du spectacle d’action et un art sans pareil pour se mettre lui-même en « mythe ». Et face à lui, Donald Sutherland est vraiment génial dans ce rôle de méchant.

Cinéma paradiso

Cinéma
Il s’appelle Salvatore, mais autrefois on l’appelait Toto. Orphelin de père, dans son village de Sicile, Toto s’est passionné pour le cinéma dans les années de l’après-guerre. Fréquentant assidûment la salle paroissiale, il est devenu l’ami, le confident, puis l’assistant du projectionniste, le sympathique Alfredo (Philippe Noiret). Jusqu’à le remplacer lorsque le brave homme perdit la vue à la suite d’un incendie. Mais Alfredo lui a fait jurer de quitter la Sicile et de n’y jamais revenir : il n’y a pas d’avenir pour lui en son pays. Depuis, Salvatore (J. Perrin) a réalisé son rêve. Cinéaste célèbre, il vit à Rome. Il ne retournera dans son village que pour l’enterrement d’Alfredo. Ce jour-là, on démolit aussi le vieux cinéma Paradiso. Alors les images en sarabande jaillissent de sa mémoire. Guirlande de nostalgie en noir et blanc qui ressuscite ce cinéma oublié… On comprend la bourrasque d’enthousiasme qui balaya en mai 89 le festival de Cannes, regrettant désespérément cette époque bénie. La plus belle idée du film, c’est celle du curé-directeur du cinéma, censurant les scènes de baisers qu’Alfredo, religieusement, collectionne sur une bobine secrète. Salvatore retrouvera ce trésor. Grand moment d’émotion, grâce auquel on se souviendra longtemps du cinéma Paradiso.

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