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06 Sep

Davidoff : une cassette vidéo pour les fous du cigare

Posted in Mes infos on 06.09.14 by Merlyn

N’en déplaise à Serge Gainsbourg et à sa chanson, Dieu n’est pas un fumeur de Gitanes. Sinon ça se saurait. Dieu fumerait ? Ce ne pourrait être que des Havanes. Tout l’y invite, l’histoire, les hommes et les rites qui entourent le cigare. Et puis la majesté et la retenue qui va avec tout cela. Le cinéma l’a fêté, la littérature l’a chanté. De Groucho Marx à Winston Churchill, d’Ernest Hemingway à Philippe Noiret, le cigare fut, aussi, la petite fumée d’autres dieux ici-bas. Et depuis quelques décennies, en Europe et dans le monde, il est indissociable du nom d’un homme : Zino Davidoff. Tout naturellement la vidéo qui aime aussi à servir les arts et les hommes, lui a consacré un film. Quel destin extraordinaire que celui de ce petit homme pas plus grand qu’un plant de tabac et qui fit de si grandes choses dans le monde pour ces fameux Havanes : Zino Davidoff, Juif russe émigré en 1911 avec famille et bagages au début du siècle. Son père est mélangeur de tabac et malgré toute sa science des dosages, il roule les cigares à la main. Le hasard des périples de la famille Davidoff voulut qu’il s’arrête en Suisse à Genève où faute d’argent pour rejoindre l’Amérique d’Elia Kazan, ils restèrent comme pour s’enraciner. Et même en Suisse, que peut faire un mélangeur de tabac, sinon le commerce de celui-ci, comme jadis dans l’expatrie.Davidoff Zino Davidoff est un enfant mais comme ses frères, ses sœurs et sa mère, il roule des cigarettes. Le métier entre doucement, c’est la meilleure des écoles. Un peu plus tard, après l’autre école, Zino rassemble ses maigres économies et s’en va découvrir le monde du côté de l’Amérique du Sud, c’est l’Argentine. Et c’est Cuba. Le cigare quoi ! Après quelques années, Zino revient en Suisse et persuade facilement son père d’en faire. C’est parti comme en 40. C’est d’ailleurs au cours de ces années-là qu’intervient la chance pour Zino Davidoff. Il en faut, le talent ne suffit pas quelquefois. Un important stock de cigares se trouve dans un port français, or les Allemands ont décidé d’envahir la France. Les Cubains craignant pour leur cargaison demandent aux Davidoff s’ils ne veulent pas la recevoir. Désormais, on vient de toute l’Europe pour en acheter. C’est la grande vitesse de croisière. Et Davidoff fit tant et si bien pour le Havane (malgré des premières années difficiles) que les Cubains lui demandèrent s’il ne désirait pas avoir un cigare à son nom. Une telle invitation ne se refuse pas, vous dirait le petit grand homme. Et même en Suisse (encore) on scelle les contrats autour d’une bonne table et de bonnes bouteilles. Deuxième hasard, dans ce restaurant, Zino voit passer des-Mouton-Rothschild, Château Margaux, Dom Pérignon, etc., et il a l’idée simple et lumineuse de comparer les différents Havanes à de grands crus de vin. Et c’est ainsi que naquit en 1947 la célèbre gamme des «châteaux». Il faut dire que Zino n’avait pas laissé dans son berceau, en Russie, son génie inné du marketing. Il obtient des Cubains de procéder lui-même au choix des récoltes de tabac, au mélange, au conditionnement (bague, etc.) Depuis on ne fume pas des Havanes, mais des Davidoff. «Les seuls, se plaît-il à souligner, dont les mélanges sont effectués sur trois récoltes différentes pour ne jamais altérer le goût d’une année sur l’autre». Et voilà, ce n’est pas aussi difficile que cela, une grande réussite. Tout cela, et plus encore, est mieux dit dans le film que François Reichenbach vient de réaliser sur Zino Davidoff. Tout spécialement tourné pour la vidéo sur un scénario de Claude Richardet, cette vidéocassette raconte l’histoire d’un homme et d’une passion. C’est pétillant d’intelligence et de bonne humeur. Il faut voir Zino raconter comment fumer le cigare et le fumer lui-même. Il faut voir la récolte des feuilles de tabac, leur préparation et comment des hommes et des femmes les roulent à la main. Bref, il faut voir ce film… et fumer un Davidoff. Attention, ces cassettes vendues dans un luxueux coffret spécialement conçu sont tirées seulement à 1 000 exemplaires, toutes numérotées et délivrées avec un certificat en bonne et due forme. Leur prix est de 3 700 francs. Editions Proserpine, 25, rue de Madrid, 75008 Paris. Tél. : (1) 293.57.00. Ou pour la Suisse : Vidéo Films SA, Claude Richardet, 7-9, rue de Valais, 1202Genève. Tél.: (22) 32.51.41.

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