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Un ecolo à Houston

21 juin

The rocky horror picture show

Posted in Mes infos on 21.06.15 by Merlyn

The rocky horror picture showA l’origine, il y a un spectacle scénique musical de Richard O’Brien (qui joue dans le film le rôle du gnome serviteur bossu) qui fit un malheur aux États-Unis et en Angleterre… et qui se «rétama» en France (où il fut un peu monté en dépit du bon sens). Le sujet, hommage aux séries Z fantastiques et de science-fiction des années 50/60 américaines, mâtiné de bons vieux rock de la même époque, mais dérapant aussi sur le punk, est fait pour séduire tous les publics. Les jeunes parce que le spectacle (et le film) «décoiffe». Les moins jeunes parce que le même spectacle (et le même film) «nostalgise» un maximum. Cela explique que le film de Jim Sharman continue à faire les beaux soirs de quelques cinémas new-yorkais… notamment avec des séances folles où les spectateurs viennent déguisés en personnages du film et dialoguent avec l’écran selon un rituel maintenant très au point. On a vu ce genre de séances dans plusieurs films dont «Fame» d’Alan Parker. Brad I et Janet, jeunes nigauds d’une Amérique bourgeoise très fifties, tombent en panne par une nuit d’orage et se réfugient chez l’inquiétant Frank N. Furter, travesti-transylvanien et fabricant de monstres musclés. Brad and Janet arrivent en plein congrès d’extra-terrestres. Après, c’est le délire incongru au pouvoir. Un vrai régal.

Nemo

Très lointainement inspiré de la bande dessinée «Little Nemo», ce film d’un jeune cinéaste français de 27 ans, Arnaud Selignac, imagine un monde extraordinaire habité par des personnages de romans d’aventures et de contes de fées… où les idées toutes faites n’auraient pas cours. Dans l’île à l’écart du monde réel où atterrit le petit Nemo, Zorro n’est plus un gentil justicier et l’extraterrestre n’a rien du vilain agresseur. L’univers de Nemo (univers de rêve ?) est beau à voir, très coloré et très fou.Nemo Arnaud Sélignac a tourné son film sous des bulles de plastique géantes, avec des tonnes de sable, un tas de plantes exotiques et une machine à vagues pour agiter l’eau. Nemo rencontre un garçon d’ascenseur, voleur et raleur nommé Cunegond, un singe géant et gentil appelé Monkey, une princesse triste qui a fait naufrage prénommée Alice et venue de Wonderland, M. Legende le chevalier masqué, un frère et une sœur altesses russes au comportement bizarre, M. Rip magicien noir un peu farceur, Rals Akraï la belle humanoïde venue d’une lointaine planète et quelques autres personnages étonnants. Là est peut-être l’erreur… «Nemo» est un spectacle superbe à voir, plein de héros étonnants, de décors fantastiques et même d’effets spéciaux amusants (réalisés par un atelier français, les Films de l’Ordinaire). Mais il manque une intrigue solide qui donnerait vraiment son rythme et sa cohérence au film. Il y a dans «Nemo» une richesse d’imagination, du talent et de l’originalité à revendre. Il y a aussi dans ce film, coproduit par le cinéaste John Boorman (et interprété par quelques-uns de ses enfants), une ambition et un goût pour le merveilleux qui font d’habitude cruellement défaut au cinéma français ! Ça vaut le déplacement !

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13 juin

The cold room

Posted in Mes infos on 13.06.15 by Merlyn

The cold room«The cold room» est inédit en salle et date de 1984. Présenté au récent Festival d’Avoriaz, il a obtenu le prix spécial du jury. Et c’est la vidéo qui en a la primeur ! James Dearden est le fils du célèbre metteur en scène anglais Basil Dearden («Khartoum») et c’est un premier film… Œuvre passionnante, intelligente, mais relativement difficile, «The cold room» raconte l’histoire d’une possession. Une jeune fille anglaise, du genre moderne et pas commode de caractère, vient passer ses vacances avec son père de l’autre côté du mur de Berlin. Divorcé,Hugh, le père, est écrivain et compte refaire sa vie avec une jeune Allemande de l’Est. Carla, la jeune fille, a beaucoup de mal à avoir des relations harmonieuses avec son père. Elle ne lui pardonne pas quelque chose… Peut-être simplement d’être son père ? De plus en plus taciturne, Carla s’enferme dans sa chambre et découvre, de l’autre côté de la cloison, une pièce froide où s’est réfugié Erich, traqué par de mystérieux poursuivants. Carla va le cacher et le nourrir. Mais Erich est traqué par les… nazis ! James Dearden adapte un roman reposant sur la subjectivité: une jeune fille d’aujourd’hui revit un drame qui s’est déroulé quarante ans plus tôt dans les mêmes murs. Folie ou possession surnaturelle ? James Dearden ne tranche jamais vraiment. Mais il nous entraîne avec une époustouflante subtilité du présent au passé, de la réalité à la subjectivité. Sans appuyer sur les relations passionnelles et ambiguës qui lient ce père et sa fille, il montre combien Carla était un terrain favorable au surgissement de ce dramatique passé. Du fantastique psychologique en demi-teinte, séduisant et très anglo-saxon.

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