iGreen Houston

Un ecolo à Houston

22 mai

Partenaires

Posted in Mes infos on 22.05.15 by Merlyn

Si d’aventure vous allez assister à une pièce de théâtre de boulevard, pouvez-vous imaginer, au-delà des intrigues désuètes et anodines qui s’étalent sur les planches, les véritables drames qui se déroulent peut-être en coulisse ? Ce soir, par exemple, la belle Marion, vedette du spectacle, quitte la scène sous les applaudissements. Mais que se passe-t-il dans sa loge ? C’est ce que le film de Claude d’Anna nous propose de découvrir. Tandis que sur scène se déroule le spectacle, Marion va affronter son mari Gabriel, un homme brisé qui fut un grand acteur et a dû accepter ici un rôle de second plan. Il reproche amèrement à Marion d’avoir abandonné une carrière classique pour la facilité commerciale. La rancœur se mêle à la lucidité, et nous comprenons bientôt que le couple partage un lourd et terrible secret… C’est une gageure de réduire l’action de tout un film à ce lieu unique, cet huis clos qui va permettre aux sentiments de s’exacerber avec une justesse et une sensibilité qui s’expriment à travers des dialogues magistralement écrits: Il y a un ton convaincant, un climat qui vous envahit insensiblement. Ajoutons que l’atout majeur de «Partenaires» est son interprétation.

Gorgo

GorgoDeux chercheurs de trésor découvrent, au large de la côte irlandaise, un monstre gigantesque. Ils réussissent à le capturer et, malgré les avertissements d’un jeune garçon, décident de le vendre à un cirque londonien qui le baptise Gorgo. Ce que ces braves gens ignorent, c’est que ce monstrueux vestige préhistorique n’est qu’un bébé… Bientôt, la mère de Gorgo, grande comme un immeuble de 15 étages, sort de l’océan pour retrouver son petit, remonte l’estuaire de la Tamise et atteint le parc où il est enfermé, non sans avoir semé la terreur dans la bonne ville de Londres. Modèle du film de «grosses bêtes», «Gorgo» est resté célèbre par cette image où ce dragon d’un autre âge s’approche de Big Ben : cette irruption de l’imaginaire délirant dans le quotidien n’est-elle pas la meilleure définition du fantastique ? Calquée sur l’illustre précédent de «King Kong», cette partie du film, bénéficiant de couleurs remarquables, est une vraie réussite. Bien sûr, on dira que sur le plan des effets spéciaux on a fait d’énormes progrès depuis. Mais dans«Gorgo» (mis en scène aux États-Unis par le Français Eugène Lourié, ancien collaborateur de Jean Renoir), c’est la poésie de la fraîcheur naïve qui est au rendez-vous. Un charme rétro, en quelque sorte.

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11 mai

L’habilleur

Posted in Mes infos on 11.05.15 by Merlyn

En Angleterre, pendant la Seconde Guerre mondiale, une troupe d’acteurs shakespeariens continue de jouer chaque soir, pour un public passionné. Ce soir, tandis que pleuvent les bombes de la Luftwaffe, la 227• représentation du «Roi Lear» doit commencer. Le directeur et principal acteur de la troupe, que tout le monde appelle «L_habilleurSir» (Albert Finney) est frappé d’un malaise. Pourra-t-il monter sur scène ? Son habilleur, Norman (Tom Courtenay) indispensable serviteur-souffre-douleur et, en même temps, confident et seul homme de confiance de ce vieux cabotin tyrannique et mégalomane, le seul qui connaisse sa face cachée, entreprend de la cajoler, de l’encourager, de le sermonner, jusqu’à ce qu’il surmonte sa maladie et soit prêt à monter sur les planches, pour la dernière fois peut-être. Imperceptiblement, tout en jouant avec lui un jeu ambigu et capricieux, Norman métamorphose ce vieillard épuisé en monarque tragique… Albert Finney et Tom Courtenay, les deux meilleurs acteurs de cette génération britannique qui débuta au commencement des années 60, nous offrent ici un two-men-show époustouflant, avec des dialogues de théâtre comme seuls les Anglais savent en écrire. On explore les rapports emberlificotés des deux hommes, savant cocktail de mépris, d’attirance et de rancœur accumulée… En toile de fond de cette double performance, un documentaire étonnant sur cette tradition shakespearienne obstinée qui fait la servitude et la grandeur du théâtre d’outre-manche.

Le matelot 512Le matelot 512

Au début du siècle, un jeune matelot marseillais vient d’abandonner ses études pour s’engager dans la marine. Il devient l’ordonnance d’un capitaine qui a une très jolie femme… Toute sa vie en sera changée. Le jeune homme s’appelle Emile Guinde. Soixante-dix ans plus tard, il a retranscrit son histoire sur un cahier d’écolier et l’a envoyée au Centre méditerranéen de la création cinématographique. René Allio a lu ce récit naïf et mélodramatique, il y a trouvé les accents d’une véritable littérature populaire et a décidé de porter à l’écran l’histoire de Max, alias Emile, autrement dit 512. La villa ensoleillée du commandant, le cabaret à matelots, le pont d’un navire de guerre, le Sahara mythique et l’église transformée en hôpital, pendant la guerre 14-18, sont les décors de cette aventure mélodramatique qui ressuscite le charme des romans de gare et du cinéma français des années 30 : héroïsme, trahison, chantage, meurtre, évasion, et bien sûr dévorante passion entre notre beau matelot et la dangereuse commandante.

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