iGreen Houston

Un ecolo à Houston

26 fév

Aldo et junior

Posted in Mes infos on 26.02.15 by Merlyn

Aldo et juniorTiré d’une célèbre BD de Wolinski, «Aldo et Junior» est une série de tableaux de famille. Aldo est un père post-soixante-huitard barbu, paumé et à l’esprit communauté. Son fils, Junior, est sérieux et préfère passer son temps à étudier les circuits intégrés qu’à courir les filles. Si ces clichés passent très bien en BD, il est plus difficile de les faire passer par le biais du cinéma. D’où une histoire politico-policière greffée par Patrick Schulmann sur la trame de départ et qui, finalement, dessert plutôt le film. Quitte à avoir un film moitié moins long, on aurait préféré que Schulmann s’en tienne aux situations de famille, truffées de gags et de quiproquos, dans lesquelles Aldo Maccione excelle, et qui révèlent un jeune talent dans la personne de Junior (Riton Liebman). Un bon divertissement.

Une nuit à CasablancaUne nuit à Casablanca

On naît marxiste toutes tendances ou on n’est pas ! Il est inutile d’essayer de décrire les situations, les gags, les calembours et les bons mots contenus dans un film des Marx Brothers. C’est là où le cinéma prend sa véritable signification, il faut le voir, et c’est tout. «Une nuit à Casablanca» fait partie de ces chefs-d’œuvre à l’état pur ; ce qui n’est pas forcément le cas pour tous les films des Marx Brothers. Si je vous dis que le trio infernal poursuit un espion dans un hôtel à Casablanca, je ne vous aurai rien dit. Parce qu’il faut regarder Groucho déambuler genoux pliés, Harpo l’écervelé au look d’épouvantail désespérément muet, nigaud et malin, ou Chico et son chapeau conique se mettant à déclamer des vers en italien sans prévenir… Il fait les voir aligner les gags au point de vous rendre malade… de rire. Il faut voir avec quelle rapidité ils enchaînent le tout. Pas le temps de retenir un bon mot ou un gag, une dizaine d’autres se bousculent au coin de la pellicule. Une seule solution : voir, revoir et revoir…

No Comments »

05 fév

La smala

Posted in Mes infos on 05.02.15 by Merlyn

Le nouveau folklore Zup est arrivé… Dans une HLM style «Les Minguettes», un chômeur accordéoniste et ses cinq mouflets vivotent au jour le jour avec une mère qui joue régulièrement les filles de l’air. Simone, ex-chanteuse sixties de rock’n roll reconvertie en aide-ménagère municipale, a un faible pour l’accordéoniste et sa progéniture. Pour les aider à retrouver leur épouse et mère, Simone profite de ses vacances et de l’appartement parisien de son frère (devenu sa sœur) pour partir à la recherche de la fugueuse enlevée par un CRS de passage… Plus folklo que ce petit groupe, tu meurs !La smala Les aventures racontées par Jean-Loup Hubert dans «La smala» se présentent plus comme une suite de coups de théâtre comiques et d’effets de surprise… que comme une grande fresque sociale sur la condition prolétarienne des années 80. C’est, d’ailleurs, la faiblesse d’un film sympathique au demeurant, mais qui s’intéresse plus aux personnages qu’aux situations. Les acteurs ont donc le beau rôle. Victor Lanoux, en mari inconsolable, fait trop dans la composition monolithique et est un peu trop à côté de la plaque. Mais il y a Balasko qui n’échappe jamais totalement à son personnage de «gentille grosse comique», mais qui leur insuffle une extraordinaire humanité. Il y a toujours de la tendresse et des larmes dans les rires qu’elle suscite. En plus, elle sait se mettre un dialogue en bouche. L’aménage-t-elle à sa convenance ? En tous cas, elle sait toujours le rendre authentique et généreux, brillant sans tomber dans le mot à l’emporte-pièce, comique sans que cela se fasse au détriment du personnage. Film après film (qu’elle les écrive ou non…) Balasko s’impose comme un très original tempérament de comédie. Un tempérament clown triste et Auguste. Autre comédienne, elle aussi venue du Splendid, Dominique Lavanant s’en donne à cœur joie avec son personnage de transsexuel.

No Comments »