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17 jan

Suicidez-moi docteur

Posted in Mes infos on 17.01.15 by Merlyn

Il est toujours intéressant de voir le genre de rôles que se réservent les «stars» lorsqu’elles passent à la réalisation…Suicidez-moi docteur «Suicidez-moi docteur» est le second film de l’acteur Burt Reynolds, qui commença sa carrière de cinéaste par un solide film d’action, «Gator» (où il jouait), et la continua par un troisième film, un polar assez original intitulé « L’antigang » (où il jouait aussi). L’intermède burlesque de «Suicidez-moi docteur» dérouta tellement l’habituel public de Burt Reynolds que le film fut un échec et n’eut pas de suite dans le genre. Quand on voit ce (bon !) film, on comprend pourquoi ! Reynolds, qui reste le prototype du séducteur musclé et plein d’humour (sourire Colgate et sex-symbol) s’est offert ici le personnage le plus négatif qui soit. Sonny est lâche, faible, pleurnichard, trouillard, égoïste, fragile, hystérique et même… impuissant. Il évolue dans une «middle clans» américaine où les gens ne pensent qu’à eux et qu’à leur petit confort, où toute communication est devenue impossible. Le seul qui l’écoute est un fou. Sonny veut mourir et seul un fou peut l’y aider… Mais le problème est que, après quelques tentatives de suicide ratées, Sonny s’aperçoit qu’il aime la vie. Et le doux dingue à qui il a confié la mission de l’aider à mettre fin à ses jours n’a qu’une obsession : faire vite et bien ce qui lui a été demandé. Désormais, Sonny n’a plus qu’à fuir devant les coups de feu et de couteau. Sur un sujet qui n’est pas évident (Sonny Se croit atteint d’un cancer et n’aurait, selon ses médecins, que quelques semaines à vivre), Burt Reynolds construit une comédie loufoque et frénétique qui retrouve la folie endiablée du «slapstick» et autres courses poursuites-tartes à la crème du cinéma burlesque et muet américain.

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07 jan

Spartacus

Posted in Mes infos on 07.01.15 by Merlyn

SpartacusReconstitutions de batailles (dont certaines sont attribuées par les cinéphiles avertis à Anthony Mann qui commença le film avant d’être renvoyé par le producteur… Kirk Douglas, pour être remplacé par Stanley Kubrick avec qui Douglas venait de tourner «Les sentiers de la gloire»). Des combats de gladiateurs d’une étonnante et très esthétique violence. Une intrigue amoureuse. La Rome impériale et décadente reconstituée. Et la crucifixion finale. «Spartacus» fait partie de ces films monumentaux dont Hollywood a le secret… et les millions de dollars pour ! Malgré l’extraordinaire savoir-faire de Stanley Kubrick et malgré la très intelligente adaptation du roman (un peu pompier) d’Howard Fast par le scénariste Dalton Trumbo («Johnny s’en va-t-en guerre»), «Spartacus» n’évite pas les clichés mélodramatiques et historiques ! Mais cela fait partie du charme car Stanley Kubrick en profite pour raffiner son jeu de construction et imposer au film un vrai style… Ce qui est un sublime paradoxe pour une telle entreprise qui se doit d’être passe-partout pour toucher le plus large public. « Spartacus » est donc un cas presque unique de superproduction-à-grand-spectacle… d’auteur ! Et Kubrick est joliment aidé par une poignée d’acteurs qui mettent au service de leur personnage savoir-faire, sensibilité et roublardise : Laurence Olivier et Charles Laughton en sénateurs romains rivaux, Peter Ustinov en maître des gladiateurs, Jean Simmons en jeune épouse de Spartacus, Tony Curtis en esclave homosexuel et… Kirk Douglas lui-même qui arrive à faire passer une petite étincelle derrière sa fossette.

Duellistes

DuellistesPrésenté à Cannes où il obtint un prix de consolation, ce premier film de Ridley Scott (avant«Alien» et«Blade runner») contient déjà tout ce qui fera les qualités du cinéaste : sens esthétique de la dramatisation, force des sujets, etc. Pendant plus de seize ans, un officier de l’armée napoléonienne voit sa vie empoisonnée par un de ses camarades d’armes qui le provoque régulièrement en duel. Adaptant une nouvelle de Joseph Conrad (qui, elle même, s’inspire d’un fait divers historique), Ridley Scott dénonce un rite cruel et complètement décadent… qui a pourtant survécu jusqu’au 20e siècle ! Il suffisait que quelqu’un se déclare insulté pour qu’il vous provoque en duel et que vous soyez obligé d’y répondre — donc de risquer votre vie — au nom de l’honneur ! Armand d’Hubert va être ainsi poursuivi par un certain Féraud pour avoir été officiellement chargé par un général d’arrêter ce dernier pour duel. Furieux d’être dérangé devant une dame, Féraud provoque une première fois d’Hubert en duel et veut le tuer. Ce n’est que le début d’une longue suite d’échanges de coups de sabres, selon les sacro-saintes règles, dont l’un ou l’autre sort blesser… Ridley Scott a été décorateur à la BBC, puis réalisateur de feuilletons et de spots publicitaires (plus de trois mille, dit-on !). Son cinéma a su en tirer la leçon sans tomber dans les travers de l’esthétisme gratuit (… de la forme pleine et du fond vide). «Duellistes» est beau à voir et passionnant à réfléchir.

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