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Un ecolo à Houston

19 nov

Chasse à mort

Posted in Mes infos on 19.11.14 by Merlyn

Chasse à mortLes deux intérêts de ce film sont : d’abord le duel implacable que se livrent deux colosses du film d’action hollywoodien (Bronson et Marvin) et, ensuite, les plaines enneigées qui séparent le Yukon de l’Alaska. Du côté du «traqué», Bronson fait dans le trappeur solitaire et sauvage. Une sorte de Rambo avant la lettre. Du côté du «traqueur», Marvin porte vaillamment l’uniforme et se laisse (juste ce qu’il faut) dépasser par les événements. Les deux hommes appartiennent au passé et croient dans des valeurs de courage et de droiture qui semblent bien périmées dans le tourbillon de sauvagerie contemporaine dans lequel ils sont malgré eux entraînés. Il y a, dans cette «Chasse à mort», de la rencontre de brontosaures. On pense à des films comme « Coups de feu dans la Sierra » de Sam Peckinpah. Cette- dimension «Dernier des géants» permet au film de Peter Hunt d’échapper à la traditionnelle course-poursuite violente et sanglante (puisque c’est la mode) pour accéder à la vraie fresque humaine. Entre les deux acteurs, un petit «jeunot» se fait une place dans «Chasse à mort» : Andrew (fils de Stella) Stevens qu’on avait déjà vu, assez incolore, dans «Furie» de Brian de Palma. Ici, amaigri et ayant perdu son côté «blond-californien-nourri-au-pop-corn», Andrew Stevens impose une vraie présence dans le rôle du second de Marvin. L’autre intérêt du film c’est, bien sûr, les immenses paysages d’Alaska. Superbement beaux et impressionnants lorsqu’on les regarde dans le confort douillet de son salon, devant téléviseur et magnétoscope.

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12 nov

Les guerriers de la nuit

Posted in Mes infos on 12.11.14 by Merlyn

Lorsque le film a été présenté, pour la première fois à la censure française, il fut classé X (avec tout ce que cela sous-entend de répression économique) pour des raisons d’incitation à la violence sociale. Les pauvres chéris de « Dame Anastasie » avaient d’ailleurs fait un lot avec «Mad Max I», auquel ils voulaient faire subir le même sort… Le distributeur en coupa 10 minutes Puis quelque temps plus tard, le film sortit intégralement. Et c’est cette version « intégrale » que l’on peut voir en cassette.Les guerriers de la nuit «Warriors» (titre original de ces «Guerriers de la nuit») n’a rien à voir avec le film terroriste ou le document complaisamment réaliste. Bien au contraire ! On est en plein dans le mythe. De jeunes mecs d’une bande de quartier, les Warriors, se rendent, à l’autre bout de New York, à un meeting de conciliation auquel ont été conviés tous les loubards du coin. Mais, au cours du meeting, le grand prêtre de cette cérémonie pacifique est tué et les Warriors faussement accusés. Dans la nuit, les couloirs de métro et les rues désertes, seulement arpentées par les groupes lancés à leur poursuite, les Warriors vont tenter de survivre, de sentir les pièges et de les éviter. Ce groupe tentant de retourner dans son fief de Coney Island, c’est Ulysse et ses compagnons dans «Macadam-odyssée». Il y a même une séquence où ils sont victimes des sirènes ! Walter Hill a transcendé la violence pour en faire ce qui lui tenait à cœur : un western urbain, avec tout ce que cela comporte de machisme, de charisme et d’onirisme. Walter Hill soigne son atmosphère et son rythme. Il y a dans «Warriors, les guerriers de la nuit» tout cet esthétisme sublime et décadent que l’on retrouvera un peu dans «48 heures» et beaucoup dans les (moins réussies) «Rues de feu». Hill joue avec les couleurs, l’insolite (principalement au niveau de l’apparence des bandes que rencontrent les Warriors), la musique et la lumière. Son film annonce, avec un extraordinaire pouvoir d’innovation, le cinéma «vidéo-clip» d’aujourd’hui. Du superbe travail !

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