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15 juin

L’homme qui voulait savoir

Posted in Mes infos on 15.06.14 by Merlyn

L'homme qui voulait savoir  Un film très étrange. Et un superbe rôle pour Bernard-Pierre Donnadieu qui prouve, une nouvelle fois, qu’il a une véritable sensibilité de comédien et vaut cent fois mieux que les rôles de « méchant » qu’on s’est obstiné à vouloir lui faire jouer à un moment précis de sa carrière. Dans « L’homme qui voulait savoir », Donnadieu est Raymond Le-morne, professeur de chimie qui, après avoir fait le Bien, décide de l’expérience, de savoir s’il lui sera aussi facile un beau jour, par simple goût, de faire le Mal. Lemorne, avec la frénésie du chercheur, enlève une jeune touriste hollandaise. Pendant trois années, son mari la recherche désespérément. Et Lemorgne décide de le mettre sur sa piste. A l’un comme à l’autre, il fait subir le plus étrange et le plus angoissant des sorts. Ber-nard-Pierre Donnadieu construit un personnage tout en froideur saine et en failles subtiles laissant percer la folie dangereuse. Dans les rapports ambigus de ce bourreau avec ses victimes, on pense à « L’obsédé » de William Wyler où Terence Stamp séquestrait la belle Samantha Eggar. Mais, ici, le jeu cruel de George Sluizer se double d’une fascinante étude de la descente consciente aux enfers du Mal.

Patti rocks

Patti rocksLe temps n’est plus où Billy et Eddie faisaient les 400 coups ensemble. Aujourd’hui, Billy est rangé, marié, père de famille, mais il continue de se conduire comme un gamin. Rien à voir avec Eddie, mûri par son divorce et sa solitude. Et voilà que cette tête brûlée de Billy lui demande un service. Une de ses maîtresses, Patti Rocks, est enceinte de lui. Affolement de Billy qui voit poindre à l’horizon les pires catastrophes. Il faut aller trouver Patti, résoudre le problème. Mais elle habite à quelques centaines de kilomètres. Bonne pâte, Eddie se laisse amadouer, et voilà les deux amis sur la route, retrouvant leur jeunesse, leurs calembours débiles, leurs interminables discussions grivoises. Le langage est si cru qu’on est d’abord épaté, et puis on commence à se dire que ça lasse, que ce n’est qu’un « road movie » comme tant d’autres, lorsque nos compères arrivent chez Patti Rocks… Là, nous découvrons une femme vraie, vivante, palpitante, émouvante et l’odyssée dérisoire des vieux garnements prend une autre tournure ! C’est le sujet de ce film dont l’originalité étonne. Loin des clichés, « Patti Rocks » a été tourné par David Burton Morris à la manière de Cassavetes, avec humour et tendresse. Et en famille, s’il vous plait : un trio de comédiens, vieux complices du réalisateur.

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