iGreen Houston

Un ecolo à Houston

29 mar

Très satisfait du service !

Posted in Mes infos on 29.03.16 by Merlyn

Je suis un entrepreneur qui possède une petite entreprise d’ameublement dans un quartier de Luxembourg. La grande partie de mes clients vont dans notre local pour commander des meubles, toutefois, nous vendons également sur notre site. Mais dans les deux cas, je me charge toujours de la livraison du mobilier grâce à mon Iveco 35 S 17 A8 V/P. C’est une voiture très performante, qui ne m’a jamais lâché jusqu’ici. Mais dernièrement, j’ai constaté que lorsque j’arrête la voiture depuis mon frein à main, j’ai un embrayage qui patine. Aussi, lorsque je démarre la voiture de manière assez sèche, encore une fois, l’embrayage broute. J’ai donc consulté un garagiste. Après avoir vu la voiture, ce dernier m’a recommandé d’aller acheter un nouveau disque de frein. Puisqu’il n’y a avait pas cette pièce dans son garage, j’étais obligé de voir ailleurs.
Après quelques tours en ville, un ami m’a conseillé d’aller voir sur 24piecesAUTO.fr. Après avoir comparé les prix, j’ai vu que l’offre de ce site était très intéressante. J’ai d’ailleurs profité pour acheter un disque de frein et une plaquette de frein en même temps. Effectuer ces deux achats m’a permis de bénéficier de leur livraison gratuite. En moins de 48 heures, mon colis est arrivé, en très bonne forme.
Si vous cherchez d’ailleurs n’importe quelle pièce auto pour n’importe quelle automobile, je vous recommande vivement ce site. J’habite Luxembourg, mais toutes les personnes qui habitent la France peuvent également bénéficier de leur service. Il suffit d’aller sur le site 24 piecesauto fr, d’y taper le nom de son constructeur, du modèle de la voiture et enfin le type de pièces auto que vous souhaitez acheter. Cette technique vous fera gagner beaucoup de temps. Il m’a permis juste quelque clic pour trouver les pièces dont j’avais besoin. Si j’ai découvert ce site plus en avant, ça m’aurait permis de gagner du temps et de me concentrer sur mon travail. Mais à part la facilité et la rapidité du service, le produit proposé est aussi de qualité. Suite à l’installation du garagiste, je peux maintenant reprendre mon travail en toute sécurité.

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22 juil

Le comte dracula

Posted in Mes infos on 22.07.15 by Merlyn

Le comte draculaJeune avoué stagiaire, Jonathan Harker est envoyé par son patron chez un client roumain, le comte Dracula, qui habite un sinistre château de Transylvanie. Il y arrive pendant la nuit de la Saint-Georges. Comme il fallait s’y attendre, l’aristocrate se transforme en vampire et poursuit l’infortuné jeune homme… Ainsi commence la célèbre histoire du seigneur des saigneurs, du prince des ténèbres, Dracula lui-même. Après de nombreuses adaptations cinématographiques, celle-ci, œuvre du prolifique réalisateur espagnol Jess Franco, est certainement la plus fidèle au roman de Bram Stoker. Le cinéaste s’est scrupuleusement attaché à recréer l’atmosphère angoissante du livre, en décrivant minutieusement le lent envoûtement vampirique. Du point de vue du fantastique, son film surclasse aisément le trop vanté «Nosfératu» de Murnau, et encore plus celui de Werner Herzog, qui s’inspirent plus librement du même modèle. Les fervents de l’épouvante pourront le comparer à l’étrange «Dracula» de Tod Browning (avec le théâtral BelaLugosi) ou-au flamboyant «Cauchemar de Dracula» de Terence Fisher, qu’on a pu revoir récemment à la TV (avec Christopher Lee et Peter Cushing). En tout cas, c’est à Jess Franco — qui signe ici son meilleur film — que revient le mérite d’avoir, pour la première fois, sous les traits d’un Christopher Lee à moustaches et cheveux blancs, donné son vrai visage au diabolique comte Dracula…

Don GiovanniDon Giovanni

Comme on le sait, «Don Giovanni» est un opéra de W.A. Mozart qui s’inspire de la légende espagnole de Don Juan, dont le théâtre a fourni de nombreuses versions, en Espagne, en Italie et en France… Le film que voici est une grande production européenne, mise sur pied à l’instigation de Daniel Toscan du Plantier, dans le cadre des superproductions culturelles de la Gaumont. Comme réalisateur, on a choisi Joseph Losey, dont la réputation mondiale n’est plus à faire. Le but de l’entreprise est évidemment de faire connaître l’opéra au plus vaste public possible, de le «vulgariser». C’est dire que tous les moyens ont été mis à la disposition du Maître. Les interprètes sont les artistes lyriques les plus réputés, ils ont été choisis par Rolf Liebermann, directeur de l’Opéra de Paris. On sait quel fût le succès public de cette entreprise, qui sera confirmé plus tard par celui de «Carmen» : un véritable engouement pour l’opéra par le truchement du grand écran. Il faut dire que la mise en scène, la photographie et l’enregistrement sonore sont ici somptueux, et c’est à travers un véritable enchantement qu’on revitles épisodes très connus de l’aventure : le duel de Don Juan, .au cours duquel il tue le commandeur, père de Dona Anna qu’il a séduite, l’intrusion dans la noce de campagne où il collectionne les conquêtes féminines, la poursuite pour échapper à celle qu’il a épousée et abandonnée, Dosa Elvira, les discussions avec son valet Leporello, la visite du cimetière où apparaît la statue animée du commandeur, l’invitation blasphématoire et le festin de pierre qui achève la pièce par la damnation de Don Juan… De quoi vous payer une nuit à l’Opéra pour pas cher.

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15 juil

Dracula

Posted in Mes infos on 15.07.15 by Merlyn

Les vampires ont la vie dure ! Leader incontesté de cette confrérie, le comte Dracula, éliminé à la fin de chaque épisode, est toujours prêt à revenir pour planter ses canines acérées dans le cou des belles qui ne demandent que ça. La bonne idée de John Badham est ici de nous présenter un prince des ténèbres plus jeune et séduisant que jamais, malgré ses cinq cents ans et des poussières… Il apparaît sous les traits de l’irrésistible Frank Langella, dont le charme ambigu fait merveille. Dans le coin opposé du ring, le docteur Van Helsing, adversaire irréductible des vampires, est incarné par l’infatigable Sir Laurence Olivier, qui ne peut s’empêcher de cabotiner quelque peu. Avec ce vieillard gâteux pour tout défenseur, l’humanité est en bien mauvaise posture ! Les jeunes Anglaises tombent comme des mouches dans les bras de Dracula, réincarnation nocturne de Don Juan.Dracula Comme «Les nuits de Dracula» (qui sort en cassette ce mois-ci sous le titre «Le comte Dracula»), le film de John Badham — celui qui nous donna jadis «La fièvre du samedi soir» — est une adaptation du fameux roman de Bram Stoker qui porte le même titre. Production fastueuse aux décors splendides et à la photographie soignée, c’est un spectacle qui regorge de recherches visuelles. En prime, une belle partition musicale de John Williams, dont le leitmotiv obsédant s’imprime dans le cerveau. Une fois de plus, elle nous confirme la permanence et la fascination du mythe de Dracula, décidément indestructible.

CrashCrash

Kim, une jeune femme, se réveille sur un lit d’hôpital, couverte d’horribles blessures au visage et complètement amnésique. Dans sa main, un étrange porte-clés. Le docteur Martin, assisté de Cathy Laughan, tenteront de reconstituer l’histoire de Kim. Entre les caprices d’une voiture folle possédée par on ne sait quel démon et l’étrange porte-clés — en fait une amulette Hittite représentant le dieu de la vengeance et de la violence — qui confère à Kim d’étranges pouvoirs, «Crash» est un film fantastique endiablé. Séquences spectaculaires, ambiance tendue, effets réussis. Bizarre, cette référence au peuple Hittite qui n’est pas un extra-terrestre Spielbergien, mais une civilisation ancienne venant d’Anatolie centrale et qui, comme chacun sait, connut son heure de gloire au temps de Souppilouliouma au XIIIème siècle. Bref, nonobstant les Hittites, «Crash» est un bon film fantastique avec ce qu’il faut d’angoisse et de suspense.

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21 juin

The rocky horror picture show

Posted in Mes infos on 21.06.15 by Merlyn

The rocky horror picture showA l’origine, il y a un spectacle scénique musical de Richard O’Brien (qui joue dans le film le rôle du gnome serviteur bossu) qui fit un malheur aux États-Unis et en Angleterre… et qui se «rétama» en France (où il fut un peu monté en dépit du bon sens). Le sujet, hommage aux séries Z fantastiques et de science-fiction des années 50/60 américaines, mâtiné de bons vieux rock de la même époque, mais dérapant aussi sur le punk, est fait pour séduire tous les publics. Les jeunes parce que le spectacle (et le film) «décoiffe». Les moins jeunes parce que le même spectacle (et le même film) «nostalgise» un maximum. Cela explique que le film de Jim Sharman continue à faire les beaux soirs de quelques cinémas new-yorkais… notamment avec des séances folles où les spectateurs viennent déguisés en personnages du film et dialoguent avec l’écran selon un rituel maintenant très au point. On a vu ce genre de séances dans plusieurs films dont «Fame» d’Alan Parker. Brad I et Janet, jeunes nigauds d’une Amérique bourgeoise très fifties, tombent en panne par une nuit d’orage et se réfugient chez l’inquiétant Frank N. Furter, travesti-transylvanien et fabricant de monstres musclés. Brad and Janet arrivent en plein congrès d’extra-terrestres. Après, c’est le délire incongru au pouvoir. Un vrai régal.

Nemo

Très lointainement inspiré de la bande dessinée «Little Nemo», ce film d’un jeune cinéaste français de 27 ans, Arnaud Selignac, imagine un monde extraordinaire habité par des personnages de romans d’aventures et de contes de fées… où les idées toutes faites n’auraient pas cours. Dans l’île à l’écart du monde réel où atterrit le petit Nemo, Zorro n’est plus un gentil justicier et l’extraterrestre n’a rien du vilain agresseur. L’univers de Nemo (univers de rêve ?) est beau à voir, très coloré et très fou.Nemo Arnaud Sélignac a tourné son film sous des bulles de plastique géantes, avec des tonnes de sable, un tas de plantes exotiques et une machine à vagues pour agiter l’eau. Nemo rencontre un garçon d’ascenseur, voleur et raleur nommé Cunegond, un singe géant et gentil appelé Monkey, une princesse triste qui a fait naufrage prénommée Alice et venue de Wonderland, M. Legende le chevalier masqué, un frère et une sœur altesses russes au comportement bizarre, M. Rip magicien noir un peu farceur, Rals Akraï la belle humanoïde venue d’une lointaine planète et quelques autres personnages étonnants. Là est peut-être l’erreur… «Nemo» est un spectacle superbe à voir, plein de héros étonnants, de décors fantastiques et même d’effets spéciaux amusants (réalisés par un atelier français, les Films de l’Ordinaire). Mais il manque une intrigue solide qui donnerait vraiment son rythme et sa cohérence au film. Il y a dans «Nemo» une richesse d’imagination, du talent et de l’originalité à revendre. Il y a aussi dans ce film, coproduit par le cinéaste John Boorman (et interprété par quelques-uns de ses enfants), une ambition et un goût pour le merveilleux qui font d’habitude cruellement défaut au cinéma français ! Ça vaut le déplacement !

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13 juin

The cold room

Posted in Mes infos on 13.06.15 by Merlyn

The cold room«The cold room» est inédit en salle et date de 1984. Présenté au récent Festival d’Avoriaz, il a obtenu le prix spécial du jury. Et c’est la vidéo qui en a la primeur ! James Dearden est le fils du célèbre metteur en scène anglais Basil Dearden («Khartoum») et c’est un premier film… Œuvre passionnante, intelligente, mais relativement difficile, «The cold room» raconte l’histoire d’une possession. Une jeune fille anglaise, du genre moderne et pas commode de caractère, vient passer ses vacances avec son père de l’autre côté du mur de Berlin. Divorcé,Hugh, le père, est écrivain et compte refaire sa vie avec une jeune Allemande de l’Est. Carla, la jeune fille, a beaucoup de mal à avoir des relations harmonieuses avec son père. Elle ne lui pardonne pas quelque chose… Peut-être simplement d’être son père ? De plus en plus taciturne, Carla s’enferme dans sa chambre et découvre, de l’autre côté de la cloison, une pièce froide où s’est réfugié Erich, traqué par de mystérieux poursuivants. Carla va le cacher et le nourrir. Mais Erich est traqué par les… nazis ! James Dearden adapte un roman reposant sur la subjectivité: une jeune fille d’aujourd’hui revit un drame qui s’est déroulé quarante ans plus tôt dans les mêmes murs. Folie ou possession surnaturelle ? James Dearden ne tranche jamais vraiment. Mais il nous entraîne avec une époustouflante subtilité du présent au passé, de la réalité à la subjectivité. Sans appuyer sur les relations passionnelles et ambiguës qui lient ce père et sa fille, il montre combien Carla était un terrain favorable au surgissement de ce dramatique passé. Du fantastique psychologique en demi-teinte, séduisant et très anglo-saxon.

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22 mai

Partenaires

Posted in Mes infos on 22.05.15 by Merlyn

Si d’aventure vous allez assister à une pièce de théâtre de boulevard, pouvez-vous imaginer, au-delà des intrigues désuètes et anodines qui s’étalent sur les planches, les véritables drames qui se déroulent peut-être en coulisse ? Ce soir, par exemple, la belle Marion, vedette du spectacle, quitte la scène sous les applaudissements. Mais que se passe-t-il dans sa loge ? C’est ce que le film de Claude d’Anna nous propose de découvrir. Tandis que sur scène se déroule le spectacle, Marion va affronter son mari Gabriel, un homme brisé qui fut un grand acteur et a dû accepter ici un rôle de second plan. Il reproche amèrement à Marion d’avoir abandonné une carrière classique pour la facilité commerciale. La rancœur se mêle à la lucidité, et nous comprenons bientôt que le couple partage un lourd et terrible secret… C’est une gageure de réduire l’action de tout un film à ce lieu unique, cet huis clos qui va permettre aux sentiments de s’exacerber avec une justesse et une sensibilité qui s’expriment à travers des dialogues magistralement écrits: Il y a un ton convaincant, un climat qui vous envahit insensiblement. Ajoutons que l’atout majeur de «Partenaires» est son interprétation.

Gorgo

GorgoDeux chercheurs de trésor découvrent, au large de la côte irlandaise, un monstre gigantesque. Ils réussissent à le capturer et, malgré les avertissements d’un jeune garçon, décident de le vendre à un cirque londonien qui le baptise Gorgo. Ce que ces braves gens ignorent, c’est que ce monstrueux vestige préhistorique n’est qu’un bébé… Bientôt, la mère de Gorgo, grande comme un immeuble de 15 étages, sort de l’océan pour retrouver son petit, remonte l’estuaire de la Tamise et atteint le parc où il est enfermé, non sans avoir semé la terreur dans la bonne ville de Londres. Modèle du film de «grosses bêtes», «Gorgo» est resté célèbre par cette image où ce dragon d’un autre âge s’approche de Big Ben : cette irruption de l’imaginaire délirant dans le quotidien n’est-elle pas la meilleure définition du fantastique ? Calquée sur l’illustre précédent de «King Kong», cette partie du film, bénéficiant de couleurs remarquables, est une vraie réussite. Bien sûr, on dira que sur le plan des effets spéciaux on a fait d’énormes progrès depuis. Mais dans«Gorgo» (mis en scène aux États-Unis par le Français Eugène Lourié, ancien collaborateur de Jean Renoir), c’est la poésie de la fraîcheur naïve qui est au rendez-vous. Un charme rétro, en quelque sorte.

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11 mai

L’habilleur

Posted in Mes infos on 11.05.15 by Merlyn

En Angleterre, pendant la Seconde Guerre mondiale, une troupe d’acteurs shakespeariens continue de jouer chaque soir, pour un public passionné. Ce soir, tandis que pleuvent les bombes de la Luftwaffe, la 227• représentation du «Roi Lear» doit commencer. Le directeur et principal acteur de la troupe, que tout le monde appelle «L_habilleurSir» (Albert Finney) est frappé d’un malaise. Pourra-t-il monter sur scène ? Son habilleur, Norman (Tom Courtenay) indispensable serviteur-souffre-douleur et, en même temps, confident et seul homme de confiance de ce vieux cabotin tyrannique et mégalomane, le seul qui connaisse sa face cachée, entreprend de la cajoler, de l’encourager, de le sermonner, jusqu’à ce qu’il surmonte sa maladie et soit prêt à monter sur les planches, pour la dernière fois peut-être. Imperceptiblement, tout en jouant avec lui un jeu ambigu et capricieux, Norman métamorphose ce vieillard épuisé en monarque tragique… Albert Finney et Tom Courtenay, les deux meilleurs acteurs de cette génération britannique qui débuta au commencement des années 60, nous offrent ici un two-men-show époustouflant, avec des dialogues de théâtre comme seuls les Anglais savent en écrire. On explore les rapports emberlificotés des deux hommes, savant cocktail de mépris, d’attirance et de rancœur accumulée… En toile de fond de cette double performance, un documentaire étonnant sur cette tradition shakespearienne obstinée qui fait la servitude et la grandeur du théâtre d’outre-manche.

Le matelot 512Le matelot 512

Au début du siècle, un jeune matelot marseillais vient d’abandonner ses études pour s’engager dans la marine. Il devient l’ordonnance d’un capitaine qui a une très jolie femme… Toute sa vie en sera changée. Le jeune homme s’appelle Emile Guinde. Soixante-dix ans plus tard, il a retranscrit son histoire sur un cahier d’écolier et l’a envoyée au Centre méditerranéen de la création cinématographique. René Allio a lu ce récit naïf et mélodramatique, il y a trouvé les accents d’une véritable littérature populaire et a décidé de porter à l’écran l’histoire de Max, alias Emile, autrement dit 512. La villa ensoleillée du commandant, le cabaret à matelots, le pont d’un navire de guerre, le Sahara mythique et l’église transformée en hôpital, pendant la guerre 14-18, sont les décors de cette aventure mélodramatique qui ressuscite le charme des romans de gare et du cinéma français des années 30 : héroïsme, trahison, chantage, meurtre, évasion, et bien sûr dévorante passion entre notre beau matelot et la dangereuse commandante.

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24 avr

La pirate

Posted in Mes infos on 24.04.15 by Merlyn

C’était à Cannes, en mai 1984. Il pleuvait encore et toujours. Après treize jours de films, déluge d’images qui finissent toutes par se ressembler comme les gouttes de pluie, arriva «La pirate».La pirate Un film trop personnel, trop dur peut-être : ce fut un concert de quolibets. Et il fallut se battre pied à pied pour le défendre. Au cours d’une conférence de presse mémorable, nul n’oubliera la vibrante plaidoirie de Jane Birkin, grand moment d’émotion de ce festival. Heureusement, le public fut au rendez-vous de cette «Pirate», et aujourd’hui la cassette vidéo est l’instrument d’une revanche bien méritée. Au centre du film, l’amour déchiré et déchirant : Alma est rejointe par Carol, beauté animale et sauvage qui fut sa maîtresse et qu’elle aime toujours sans cesser d’aimer son mari Andrew. Partira-t-elle avec Carol vers la tempête de la mer du Nord, restera-t-elle avec Andrew ? Ecartelée, Alma veut désespérément savoir qui l’aime le plus. Témoins improvisés de ce ballet destructeur : l’enfant (Laure Marsac) et le «n° 5» (Philippe Léotard). Les scènes d’amour filmées comme des scènes de meurtre vont jusqu’à la mort, filmée comme un acte d’amour. Voyeur forcé de ces corps-à-corps brutalement impudiques, le spectateur-témoin ne sort pas intact d’une œuvre qui va jusqu’au bout de ses obsessions.

Les enragés

Chef opérateur renommé du cinéma français, Pierre-William Glenn signe ici son premier film comme réalisateur. Non sans audace, il a choisi ici un sujet difficile et le traite avec rigueur. Ses personnages sont deux voyous, deux marginaux aux manières étranges et aux tenues équivoques. Pilleurs de troncs d’occasion, ils empruntent une voiture et tombent en panne, puis échouent dans la villa d’une star de cinéma, Jessica Melrose. Tard dans la nuit, celle-ci rentre chez elle et se retrouve, sans défense, face à ce tandem inquiétant. La situation est classique : c’est le jeu du chat et de la souris, suite de coups fourrés, de tentatives désespérées de séduction, d’explosions de violence incontrôlée…Les enragés L’originalité vient, ici, de la personnalité de la vedette, que l’un des deux malfrats idolâtre depuis son adolescence, ce qui introduit un trouble particulier dans leurs relations. Ce scénario aux circonvolutions insolites est signé Gérard Brach, le complice habituel de Polanski, qui a fignolé une sorte d’«Orange mécanique» intimiste et pervers. Un ensemble subtilement obsédant, pour amateurs seulement.

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13 avr

Sakharov

Posted in Mes infos on 13.04.15 by Merlyn

Il a aujourd’hui 64 ans. Il a inventé la bombe à hydrogène. Il est un des savants les plus honorés d’Union Soviétique. Il a pourtant abandonné tous les privilèges que lui procurait son rang pour revendiquer la liberté d’expression et défendre les droits de l’homme. Aujourd’hui, dans un état de santé précaire, Ardreï Sakharov et son épouse sont exilés à Gorki depuis 1980. Jack Gold (à qui l’on doit des films efficaces comme «Le petit Lord Fauntleroy» avec Alec Guiness ou «La grande menace» avec Richard Burton, mais aussi des films virulents comme «Les visiteurs») semble ici un peu gêné par un sujet trop exemplaire et qu’il ne peut pas étoffer de véritables scènes d’action.Sakharov Le destin de Shakarov, tel qu’on le connaît ici et tel que peut le résumer un film de deux heures, ne peut que se réduire à une suite de moments signifiants et dramatiquement forts. Gold a beau montré la rencontre avec sa seconde femme Helena, leur amour et leur inaltérable soutien mutuel dans le combat politique, il ne peut s’empêcher de minimiser l’être humain au profit du militant. On le regrette un peu, même si la lutte d’Andreï Sakharov et de sa femme pour une chose aussi évidente que la liberté de l’individu montre parfaitement (et sans haine ou excès) la répression implacable d’un régime qui n’admet pas la dissidence. Jason Robards joue un Shakarov tout dans le masque et Glenda Jackson une Helena tout en fragile détermination… Mais, devant un document comme «Sakharov», on se dit que les «bons sentiments» un rien trop mélodramatiques sont peut-être un excellent moyen de faire savoir à un grand public non motivé qui est Andreï Sakharov, quel combat il mène et quel danger de mort le menace, ainsi que son épouse, si la pression de l’opinion occidentale n’oblige pas le KGB à les laisser en paix. Le «Sakharov» de Jack Gold, dans la limite de ses ambitions et de ses moyens, participe à ce combat.

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30 mar

L’assassin du dimanche

Posted in Mes infos on 30.03.15 by Merlyn

Sur fond d’histoire criminelle baroque, un portrait de la haute, très haute bourgeoisie italienne de Turin qui s’ennuie ferme. Une grande dame, Anna Carla Dosio (superbe Jacqueline Bisset) passe et use le temps entre les séances de coiffeur et ravalement de façade dont elle n’a, au demeurant, pas vraiment besoin. Son ami et confident, c’est Massimo Campi (Jean-Louis Trintignant) un homosexuel également de la haute et tendance «folle». Tous deux sont compromis dans une affaire criminelle et soupçonnés d’avoir tué Garrone, un architecte perverti. D’origine modeste, l’inspecteur se retrouve plongé dans ce monde étrange de la bourgeoisie décadente. Etrange et pervertie au point que la belle Anna Carla s’offrira au passage une petite escapade à la lady Chatterley avec le commissaire du peuple, pris dans son sens strict, avant de rejoindre ses petits tableaux de maître, sa demeure bourgeoise, ses philodendrons et son gros bourgeois de mari qu’elle n’aime pas. Humour et cynisme, Comencini se plaît dans les satires sociales, mettant souvent en scène d’odieux satyres et tire le portrait d’une certaine haute-société à l’italienne qu’il égratigne à plaisir.

Le droit du plus fort

Le droit du plus fortAu centre de ce Fassbinder d’avant la grande célébrité, il y a le personnage de Fox (que Fassbinder, qui ne se considérait pourtant pas comme un acteur professionnel, a décidé d’interpréter pour… le banaliser et échapper aux clichés homosexuels). Fox est un prolo qui se retrouve tout à coup en position de force. Il a gagné au Loto une grosse somme et il a séduit un jeune bourgeois, mais il appartient trop à la société dans laquelle il vit pour ne pas retomber, sans s’en apercevoir, dans un processus d’exploitation et de dépendance. Eugen, le nouvel ami de Fox, va organiser un lent et sous-terrain travail de sape. Il va d’abord lui faire une culture (en redressant ses goûts), et une bonne éducation (en redressant sa grossièreté). Puis il va lui donner l’illusion de respectabilité et de stabilité (en se faisant acheter un appartement et en lui faisant investir son argent dans l’atelier déficitaire de relieur de son père). Mais, comme beaucoup de relations amoureuses, le couple Eugen/Fox ne s’entend plus. La séparation montrera douloureusement à Fox que, malgré toutes les illusions, on n’échappe pas à sa condition sociale… Les autres ne vous laissent pas échapper à votre classe sociale. Un Fassbinder attachant, très personnel et qui mérite d’être redécouvert.

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